Incontournables pour certains, trop touristiques pour d’autres, partons à la découverte de Lijiang 丽江市 et Dali 大理 dans la province du Yunnan.

Si on ne devait en retenir qu’une, laquelle serait-elle ?

Le coeur « historique » de Lijiang

« Historique » entre guillemets parce que pour moi, il n’y pas ou plus grand chose d’authentique dans cette ville en perpétuelle construction (comme toute la Chine me direz-vous).

Comptez 80 yuans (11,40 €) pour pouvoir entrer dans cette partie de la ville (oui, oui vous avez bien lu). L’entrée est valable 15 jours.

Il y a énormément de touristes chinois pour la plupart, beaucoup de magasins de vêtements et de babioles en tous genres qui n’ont pas grand intérêt !

Que visiter à Lijiang ?

Tout n’est pas à jeter non plus, il y a toujours de petits artistes !

On a mangé dans un restaurant mais clairement on s’est fait plaisir. Barbecue ! Tout est plus cher ici…

N’hésitez pas à vous éloigner de la rue principale pour découvrir (quand même) quelques ruelles plus mignonnes. Perdez-vous pour découvrir des endroits un peu plus authentiques que la suite de magasins proposés ! Faites juste attention au sol très glissant même quand il ne pleut pas ! On a assisté à de belles gamelles et failli tomber plus d’une fois !

Que faire à Lijiang ?

L'amour des animaux !

Pourquoi se perdre dans Lijiang ?

Comment découvrir Lijiang ?

Vous verrez qu’à Lijiang, la même musique vous suivra tout du long dans les nombreux magasins de musique vendant des ukulélés et des djembés. Je me souviens encore de l’air un mois après, c’est dire si ça vous reste !

Le Black Dragon Pool à Lijiang

Seule chose qui pour moi vaut le coup. Au nord de la ville de Lijiang, très sympathique pour se balader et quitter l’agitation constante de Lijiang. Les photos parlent d’elles-mêmes.

Où se trouve le Black Dragon Pool ?

Que représentent les drapeaux du Black Dragon Pool ?

Quelle est la montagne à Lijiang ?

Shuhe & Baisha près de Lijiang

Près de Lijiang, deux villages sont accessibles en bus de ville. Prenez le numéro 6 pour 1 yuan le trajet. Il faut compter 20 minutes pour aller à Shuhe et 30 minutes pour Baisha. Pour le retour, attendez-vous à trouver du monde ! Et il faut être patient, le bus met parfois du temps à arriver !

En une journée, il est possible de faire les deux villages.

Je ne m’attarderai pas sur Shuhe, la ville est une pâle copie de Lijiang en plus petit et en gratuit. Les couples viennent y faire leurs photos de mariage un peu comme à Fenghuang.

Que visiter à Shuhe ?

En revanche, Baisha vaut le coup d’oeil !

Bien plus authentique que ces soeurs (pour l’instant), on a apprécié se balader dans ce village naxi.

Où acheter ses fruits et légumes à Baisha ?

On vous conseille notamment le Embroidery School of Mu’s (l’école de broderie de Mu pour les deux du fond). Malheureusement, nous n’avons pas pu prendre de photos mais les broderies sont d’une finesse à couper le souffle. Tant et si bien qu’elles ressemblent à s’y méprendre à des peintures.

Les plus grandes pièces peuvent mettre jusqu’à deux ans avant d’être achevées par les « masters » qui utilisent des fils de soie plus fins qu’un cheveu !

Un grand art que l’école cherche à faire perdurer malgré les difficultés.

Que faire à Baisha ?

Ensuite, rendez visite au Docteur Ho ! C’est certainement le docteur le plus âgé encore en exercice. Il a 95 ans et vous serez accueilli par son fils de 59 ans, lui aussi médecin.

Sa renommée est mondiale, de nombreuses chaînes de télévision et journaux sont venus l’interviewer et beaucoup de personnes viennent écouter ses conseils et suivre ses recommandations.

Pourquoi rendre visite au docteur Ho ?

Il exerce la médecine chinoise et naxi et soigne ses patients gratuitement à l’aide de poudres et d’herbes médicinales.

Grâce à des subventions de l’état, il peut continuer à exercer et la relève est bien assurée avec son fils et d’autres stagiaires.

Une ambiance particulière émane de ce village et nous vous le conseillons grandement pour échapper au brouhaha permanent de sa grande sœur Lijiang. Le temps semble s’être arrêté et malgré la pluie, Baisha restera un petit coup de coeur.

Où boire un verre à Baisha ?

La folle Dali 

Quand visiter Dali ?

On dirait pas comme ça, mais en vrai, les rues sont quasiment impraticables 🙂

Ce n’est pas qu’on aime pas où on est mais le temps défile à une vitesse ! Et déjà, la fin de notre périple en Chine se dessine à Dali !

Encore moins de choses à garder pour nous qu’à Lijiang… C’est vous dire !

Ah si un bon point, l’accès à la ville est gratuit ! Incroyable ! En revanche, à part des boutiques, le seul coin calme que nous ayons trouvé fut au détour d’une ruelle : l’église ! Construite sur un modèle de temple chinois, des peintres et des dessinateurs étaient occupés à la reproduire. Nous sommes restés un moment les observer, profitant de cet instant de sérénité de courte durée.

Que faire à Dali ?

Que visiter à Dali ?

Alors bien sûr, Dali, c’est aussi et surtout les Trois Pagodes. Nous n’avons pas payé l’entrée, que nous avons trouvé excessive pour aller voir Trois Pagodes de près qui n’ont rien d’extraordinaire.

On les voit très bien depuis la place de l’autre côté de la route mais on doit aussi faire avec les marchands ambulants qui ne vous laissent pas trois secondes de répit.

Où sont les trois pagodes ?

En combien de temps visiter Dali ?

Finalement, ce qu’on a préféré à Dali, c’est l’auberge Five Elements, son billard, sa propreté, son jardin, ainsi que le restaurant végétarien où l’on mange pour 5 yuans (0,70 €) à volonté. Oui, oui, vous avez bien lu ! Il faut juste aller manger tôt, c’est ouvert de 17h à 19h.

Verdict ? 

Même si les deux villes en elles-mêmes ne nous ont pas spécialement plu, le match est remporté haut la main par Lijiang, principalement grâce à Baisha !

Dali était envahis de touristes chinois et occidentaux, les rues principales étaient noires de monde. Bref, pas génial pour se balader tranquillement.

En outre, Lijiang avait au moins le mérite d’être un plus vide. Et le petit village de Baisha est vraiment un coup de coeur au Yunnan, notamment grâce à la rencontre avec le Docteur Ho. Finalement, on repart avec du baume au coeur, heureux de voir que l’altruisme n’est pas mort. Et puis, un peu de foi en l’humanité, ça fait du bien aussi !